Publication

Dr Khalid Alayoud décortique les mutations socio-territoriales dans le Souss Massa


Saoudi El Amalki

Dr Khalid Alioud, un fervent chercheur du territoire et de la population et un ardent acteur associatif qui se distingue dans les dédales académiques, scintille dans lefirmament de la publication, avec passion et rigueur. En intellectuel avéré, il y met du cœur et du métier dans les domaines qu’il maitrise à merveille. Il édite « Mutations socio-spatiales et économiques dans la plaine Chtouka, cas de Sidi Bibi et Aït Amira », savamment présenté par Dr Mohamed Bouchelkha, enseignant chercheur et expert en la matière à la fac. des lettres et sciences humaines d’Agadir. Un travail qu’il enfante, après une autre publication, mise sous l’intitulé « Agadir Inoumar, un grenier à valoriser »…

Khalid Alayoud, directeur du centre Taousna d’études et de recherches, a décroché son doctorat en géographie humaine, spécialité en migrations, ainsi que deux masters dont l’un sur migrations et développement durable,l’autre sur tourisme et communication. Son récent ouvrage, scindé en deux grands chapitres, de 322 pages, comprenant textes et annexes,donne du ton sur la plaine de Chtouka, considérée comme le bastion d’un dynamisme agricole en mi-soixante-dix. En mi-quatre-vingt et la décennie du quatre-vingt-dix, avec l’entrée en lice du système agricole en serres, cette zones se transmue en pôle d’attractivité migratoire. De ce fait, poursuit l’édition, elle connaît nombre d’émigrations internes, générées de façon essentielle, par une reviviscence économique dans les bourgades rurales de la plaine de Chtouka et des conditions de vie relativement meilleure, confortée par l’agriculture moderne ainsi que l’apparition de l’action associative menée par des élites provenant des villages et faubourgs qui se sont attelées à doter les lieux en eau potable. De ce fait, la zone enregistre des migration de régulation et de retour, parvenant au début de la nouvelle décade du 3ème millénaire, à une migration mondiale transitaire du continent…

Ces dynamismes sociétaux aura donc influé sur le paysage géographique, les structures, les services sociaux et les relations socio-territoriales en vue de baliser la reconstitution du territoire conformément aux donnes afférentes aux interactions migratoires. L’ouvrage s’est focalisé alors sur quatre domaines distincts en tant que plate-forme pour comprendre l’émigration à travers sa dynamique et ses incidences diverses. Ce domaine en étude est encore voire au faîte de sa mutation qui n’est toujours pas parvenue à la phase de la nouvelle stabilité pour reconstituer l’identité du territoire habité et interactif. Il faut bien dire enfin que les conclusions de l’auteur à ce propos sont dignes d’intérêt et méritent tout le focus des chercheurs pour parachever cette belle ébauche…